Crédits immobiliers : des taux toujours plus bas en août 2018 !

Crédits immobiliers : des taux toujours plus bas en août 2018 !

Les taux des crédits immobiliers continuent de baisser. Pour séduire de nouveaux clients, les banques n’hésitent plus à brader leurs tarifs. Des conditions exceptionnelles qui ne sont pas réservées aux riches. Et qui devraient durer au moins jusqu’à fin 2018 !

© Fotolia/Frédéric Prochasson

Mois après mois, les taux des crédits immobiliers continuent de baisser. En juillet 2018, la moyenne brute (hors assurance) toutes durées confondues tombe à 1,43% selon l’Observatoire du financement Crédit Logement/CSA. Elle s’établissait à 1,53% un an auparavant. « Depuis l’été 2017, les taux perdent environ un point de base par mois » remarque l’Observatoire. Le record absolu à la baisse de novembre 2016 (1,28% bruts) se rapproche… Pour la petite histoire, on se souviendra que la moyenne montait à 3,08% en 2013, il a seulement cinq ans.

Taux : que s’est-il passé cet été ? D’habitude, août est synonyme de statu quo. Les banques préparent la rentrée. Elles peaufinent leurs nouveaux tarifs et fourbissent leurs arguments commerciaux. Mais cette année échappe à la règle. La plupart des taux moyens sur les durées les plus demandées (de quinze à vingt-cinq ans NDLR) présentent des baisses en août 2018.

© Crédit Logement/CSA

Où en sont les taux à fin août 2018 ? Aujourd’hui, la moyenne brute s’établit à 1,40% sur quinze ans, à 1,60% sur vingt ans et à 1,85% sur vingt-cinq ans. C’est, pour chacune de ces durées, cinq à dix points de moins par rapport à juillet. Mais en réalité, les taux sont souvent plus bas. Selon les courtiers, obtenir du 20 ans brut à 1,40% est fréquent. Les meilleurs profils décrochent des taux bruts à 0,65% sur 15 ans, 0,80% sur 20 ans ou encore à 1,35% sur 25 ans.

Pourquoi ces bonnes conditions d’emprunt ? Tout simplement parce que les banques ont besoin de clients ! Elles veulent rattraper le retard pris en début d’année sur leurs objectifs de production de crédits qui restent élevés dans un marché plus difficile qu’en 2017, notamment compte tenu de la baisse des renégociations de prêt, dont les volumes ont été divisés par trois.

Qui profite des meilleurs taux ? Les profils les plus choyés : les Franciliens, les professions libérales de santé ou juridiques, les emprunteurs en solo qui gagnent au moins 4.000 € par mois, les ménages qui disposent d’un apport personnel supérieur à 10% du prix du projet hors frais, ceux qui perçoivent plus de 100.000 € par an, ou encore ceux que leur banque veut garder indique le courtier Crédixia. Et d’ajouter : pour les  « déjà clients », la décote peut descendre à 0,65% s’il s’agit d’un excellent profil.

Et les autres emprunteurs ? Ils sont plutôt bien lotis. Mêmes ceux qui ont de petits moyens. « La plupart des établissements prêteurs ont amélioré les conditions des prêts qu’ils proposent aux ménages modestes »note l’Observatoire Crédit Logement/CSA.  25 et 30 ans deviennent des durées habituelles de prêts, principalement pour les primo-accédants. 

Comment obtenir un bon crédit ? La recette est toujours la même. L’emprunteur doit d’abord satisfaire aux critères bancaires de base : 33% maximum de capacité d’endettement, reste à vivre suffisant, saut de charges raisonnable. Il faut ensuite montrer à la banque que l’on est sérieux : gestion saine des finances familiales, situation professionnelle stable, capacité à épargner. Enfin, il faut faire jouer la concurrence entre les banques pour choisir la meilleure proposition.

Les taux vont-ils augmenter ? Les bonnes conditions de crédit actuelles ont toutes les chances de durer jusqu’à la fin de 2018. Les indices financiers sont bas, les conditions de financement des banques excellentes et la guerre commerciale à laquelle elles se livrent ne milite pas pour une hausse. Bref, l’argent bon marché encore de beaux jours devant lui !

 

Pierre ChevillardRédacteur en chef chez PAP.fr
    

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