Stabilisation des taux, retour à la normale pour le calcul du taux d’usure

taux inflation

Suite à la mise en place en 2023, d’une mensualisation du taux d’usure afin de s’adapter à la hausse des taux de crédit et ne pas bloquer un trop grand nombre d’emprunteurs, la Banque de France a annoncé ce jeudi le retour à une révision trimestrielle, justifiée par la stabilisation des taux de crédit.

Retour à la normale pour la Banque de France. L’institution qui s’occupe notamment de la stabilité du marché des crédits en France a confirmé ce jeudi le retour de la révision des taux d’usure tous les trimestres dès le début de 2024.

Petit rappel, les taux d’usure sont les garde-fous des taux fixés par la banque centrale sur la base des taux pratiqués par les banques les trois mois précédents. Ils ont pour but de protéger l’emprunteur contre le surendettement. Ce taux plafonne en particulier la totalité des frais d’un prêt immobilier : taux de crédit pratiqué par la banque, éventuelle commission des courtiers, assurance emprunteur…

Initialement calculés tous les trimestres, les taux d’usure étaient depuis le début de l’année 2023, mis à jour tous les mois. Les banques et les courtiers ont obtenu cette concession après avoir répété que le système était trop lent pour s’adapter au resserrement rapide de l’économie actuelle ce qui bloquait de nombreux emprunteurs voyant leur taux dépasser ce plafond. D’après le communiqué de la Banque de France, le taux d’usure « atteint désormais 6,29% » pour les prêts immobiliers de plus de 20 ans, après une augmentation de 2,7 points de pourcentage entre janvier 2023 et janvier 2024. Un plafond qui laisse donc respirer la plupart des emprunteurs qui se voient proposer des crédits en dessous de 5%.

Une mensualisation qui « n’a plus lieu d’être »

Le calcul mensuel des taux d’usure, destiné à épouser la hausse des taux d’intérêt orchestré par la Banque centrale européenne (BCE), « a permis aux banques de mieux accompagner la hausse des taux et leur a redonné une marge de manœuvre plus large pour ajuster leurs barèmes », a rappelé la Banque de France dans un communiqué, avant d’ajouter que « cette mensualisation exceptionnelle n’a plus lieu d’être désormais ». Fin novembre, la Banque de France avait déjà fait entendre un retour au mode de calcul trimestriel.

En effet, la Banque centrale européenne (BCE) a maintenu ses taux directeurs inchangés dans une fourchette de 4,25% à 4,75% en décembre pour la deuxième fois consécutive, ce qui a un impact direct sur les taux de crédit qui connaissent une baisse, voire une stagnation depuis quelques mois.

« Désormais, les taux d’intérêt tendent vers leur stabilisation: c’est vrai des taux de la BCE comme de ceux du livret A, maintenus à 3%. La banque centrale avait indiqué dans une déclaration à l’AFP, qu’il est donc justifié de sortir des circonstances exceptionnelles et de revenir à l’ajustement trimestriel prévu par la loi.

Ce jeudi, elle a aussi jugé que le retour au mode de calcul trimestriel « devrait contribuer à la tendance vers la stabilisation des barèmes de crédit immobilier, et donner une meilleure visibilité aux emprunteurs ».

Vers une baisse des taux de crédit?

Par ailleurs, il est possible que les choses aillent même au-delà d’une stabilisation des taux de crédit. Lors d’une interview accordée à l’émission Écorama de Boursorama en décembre, le gouverneur de la Banque de France s’est révélé extrêmement optimiste.

François Villeroy de Galhau déclare « Le mouvement de désinflation est général, y compris sur l’inflation sous-jacente et celle des services » . D’ici 2025, Il souligne que l’inflation serait ramenée à 2%. « Le prochain mouvement de la BCE sera, sauf surprise, une baisse », a-t-il lâché.

Les emprunteurs peuvent se réjouir de cette excellente nouvelle, car le maintien des taux directeurs à leur niveau actuel par la BCE a déjà eu des répercussions positives. Nous constatons en effet, d’une baisse des taux significative et homogène pour ce début d’année.

Ceci étant dit, nombre de spécialistes s’accordent pour dire que pour que le marché s’inverse réellement, une baisse des prix reste nécessaire.

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